passion-velo

Ou vas-t-on ?

Dopage et bioéthique

L'assemblée Nationale a inclus le problème du dopage dans son rapport sur la révision de la loi bioéthique. Ce rapport s'interroge sur "la promotion de techniques tendant à l’amélioration des performances humaines" car elle "conduit à poser la question de l’égalité entre les individus". Les députés prévoient qu'il sera dur de résister à la tentation : "Si les techniques et les substances permettant d’améliorer les performances de chacun devenaient d’un accès de plus en plus facile, les idéaux d’excellence qui orientent les conduites collectives exerceraient une pression accrue sur les membres de la société". Alain Pompidou, président de l’Académie des technologies et professeur de médecine, a été auditionné par les rapporteurs. Son constat n'est pas optimiste. Il voit le dopage génétique arriver : «Le dopage est interdit pour les sportifs, mais qu’en sera-t-il demain si leurs performances musculaires sont accrues par la neurobiotique, avec l’aide de simples petites puces ? On peut très bien imaginer que leurs fibres musculaires soient stimulées par ces petites puces. … Une micro puce se substitue au cerveau dans le cadre de l’entraînement. Ce n’est pas de la science-fiction, c’est de la recherche. Â» Source : assemblée-nationale.fr

Une Maladie profitable

De nouveaux soupçons de dopage pèsent sur Lance Armstrong. Le réputé hématologue danois Jakob Mörkebjerg juge "anormales" les valeurs sanguines affichées par le septuple vainqueur du Tour de France lors de la Grande Boucle 2009, évoquant un possible dopage sanguin de la part du texan.

Les valeurs des globules rouges, de hématologiste et du taux d'hémoglobine sont restées constantes tout au long de l'épreuve, ce qui est suspect. "Nous savons que les valeurs sanguines baissent fortement en cas d'effort prolongé (...), a expliqué le Dr Mörkebjerg à la radio danoise DR. Il n'y a pas de preuve de dopage sanguin, mais ce pourrait être une explication. Tout comme une diarrhée ou une déshydratation."

Bien sur qu'Armstrong se dope

Article lu sur sport.fr

Grand spécialiste mondial du dopage, le docteur Jean-Pierre de Mondenard est le co-auteur de La grande imposture, ouvrage sorti quelques jours avant le départ du Tour de France 2009. Ancien médecin de la Grande Boucle, ce Nîmois fondu de cyclisme ne mâche pas ses mots quand il parle du retour de Lance Armstrong, grand coureur selon lui, mais certainement pas irréprochable. ASO, l'organisateur de la Grande Boucle, et la presse en prennent aussi pour leur grade.

Lance Armstrong vise une huitième victoire sur le Tour de France. (Reuters) Lance Armstrong vise une huitième victoire sur le Tour de France. (Reuters) Annonce Google

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Docteur, à la lecture de votre livre, on ne peut pas dire que vous soyez le premier supporter de Lance Armstrong. Je n'ai rien contre Lance Armstrong en particulier. Mon rôle est de décrypter les phénomènes du sport. On se retrouve dans un monde à deux têtes, avec d'un côté des sportifs qui mentent sur leurs pratiques et de l'autre le monde de l'antidopage qui ment sur les résultats. Pour avoir été médecin de l'intérieur, sur le Tour de France pendant trois ans (de 1973 à 1975, Ndlr), j'ai des éléments pour décrypter les messages et l'hypocrisie qui règne dans le monde du sport en général et du cyclisme en particulier. Bien sûr qu'Armstrong se dope. Mais moi j'essaie d'apporter mes connaissances à ceux qui n'ont qu'un seul son de cloche. Qu'on ne se trompe pas, Armstrong est un très bon coureur. Qu'il triche devrait me choquer, mais comme presque tous les autres font pareil... Ce qui me gêne le plus avec lui, c'est qu'il persiste à vouloir se faire passer pour le héros de la lutte antidopage. Il prend le public pour des imbéciles.

Vous semblez aussi tenir à démystifier l'homme miraculé du cancer. Oui, ça aussi me dérange. Il a certes eu un cancer mais celui des testicules est le plus facile à soigner. Aujourd'hui, la grande majorité des malades qui souffre de ce cancer s'en sort. Parmi tous les sportifs de haut niveau qui l'ont contracté, à ma connaissance et après de nombreuses recherches, aucun n'en est mort. Il n'y a donc rien d'extraordinaire au fait qu'Armstrong s'en soit sorti, la chimiothérapie avec lui a tout de suite pris. Fignon, s'il parvient à s'en sortir, sera un survivant du cancer. Pas Armstrong.

"ASO lui dresse le tapis rouge !"

Comment pouvez-vous affirmer qu'Armstrong soit un cycliste dopé alors qu'il n'a jamais été contrôlé positif ? Devant la justice, quand une personne témoigne contre une autre sans preuve concrète, elle n'obtient rien. Mais quand dix témoignages disent la même chose, alors on appelle ça des preuves testimoniales. Et des dizaines de personnes ont témoigné contre lui ! De 1947 à 2008, et si l'on excepte les deux derniers vainqueurs et encore, tous ont eu des casseroles sauf Greg Lemond même si je ne mettrai pas ma main au feu sur le fait qu'il était clean. Pour Armstrong, on n'a pas une casserole mais une quincaillerie de casseroles ! Et le pire c'est qu'il répond toujours la même chose : «Je n'ai jamais été contrôlé positif». Marion Jones, qui a été contrôlée des centaines de fois, n'avait jamais été prise et pourtant... Tous les tricheurs s'appuient sur la négativité de leurs contrôles, c'est leur façon de se défendre et ils répètent cela en boucle. Tous ses plus coriaces adversaires qu'il a dominés sur le Tour de France se sont fait choper. Alors soit c'est un mutant, soit c'est un menteur. Je vous laisse vous faire votre opinion.

Qu'est-ce qui vous déplaît le plus dans l'annonce de son retour ? La mise en scène. Prenons l'exemple de son interview donnée sur France 2 il y a quelques jours (dans l'émission Vivement dimanche le 28 juin). Il savait que Michel Drucker ne lui poserait pas de vraies questions, que tout était entendu d'avance. Armstrong a commandé son retour. Le plus dérangeant c'est le jeu d'Amaury Sport Organisation (ASO) qui se disait le chantre de l'éthique. Ils envoient avec la présence de Lance sur le Tour le message le plus pervers que l'on puisse envoyer au monde entier. On lui dresse carrément le tapis rouge ! Tous ses anciens concurrents ont été rattrapés par la patrouille et lui débarque comme si de rien n'était.

Vous n'êtes pas tendre avec quelques-unes des grandes instances sportives (CIO, CNOSF, présidents de fédération, ministres des Sports) mais aussi avec les journalistes que vous qualifiés également d'"hypocrites faisant semblant d'être choqués par le dopage sportif". Quand j'étais vraiment à l'intérieur du Tour, donc entre 1973 et 1975, je peux vous dire que tout le monde était pour le dopage. Mais une fois devant les médias, le discours changeait radicalement. On entendait l'inverse. Pourquoi pensez-vous que les grands quotidiens que sont L'Equipe, Le Monde, Le Parisien ne me demandent jamais mon avis en matière de dopage ? La presse depuis toujours fabrique ses spécialistes. Tout est formaté. Parfois, ils prennent des gens qui ne le sont pas au départ et finissent par le devenir... Il y a quand même des journalistes qui font leur boulot mais eux sont souvent à l'extérieur, ils n'ont pas accès à toutes les informations. Et vous savez quand on est dans l'avion du président, on a envie de garder sa place. C'est pareil dans le monde du sport. Je ne mets personne en cause mais le système.

"Les vingt premiers dans les cols roulent à l'oxygène..."

Le Tour de France sera cette année encore placé sous haute surveillance en matière de lutte antidopage. Cela fait-il sourire le spécialiste que vous êtes qui dresse dans son ouvrage un tableau avec bon nombre de produits encore indécelables ? Vous savez, l'amélioration des contrôles professionnalise les tricheurs. Parfois, comme l'an dernier, une substance est décelée pour la première fois. C'était le cas de l'EPO CERA en 2008. Quelques coureurs se font attraper mais ce sont eux, les premiers pris, qui paient pour les autres. Parce que les autres, une fois qu'ils savent que ce produit est détectable, ils en changent. Il y a un tel écart entre la recherche et les produits utilisés par les tricheurs...

Que pensez-vous du passeport biologique ? Est-ce un outil satisfaisant pour les chercheurs ? C'est une avancée. Cinq coureurs ont été pris (les Espagnols Igor Astarloa, Ruben Lobato Elvira, Ricardo Serrano Gonzalez et les Italiens Pietro Caucchioli et Francesco De Bonis, Ndlr). Il faut maintenant voir s'ils vont être sanctionnés. Sinon ce sera un pétard mouillé. Ces passeports ne sont pas encore déterminants mais on en est qu'aux prémices. Si tout était au point, c'est tout le peloton ou presque qui se serait fait prendre. Ce qui me dérange pour le moment, c'est qu'il n'y ait que cinq coureurs dans le viseur. Pour moi le peloton se divise en quatre catégories. Les vingt premiers dans les cols « roulent à l'oxygène Â» : l'EPO, les transfusions autologues. Ensuite il y a ceux qui utilisent des produits borderline comme l'Actovegin, le Neoton qui est une créatine injectable. Dans la troisième, on retrouve ceux qui courent avec des AUT (Autorisation à usage thérapeutique, Ndlr), autorisations pour tricher selon moi. Ce sont des dopés autorisés... Enfin, il y a ceux qui ne prennent rien et ce sont les moins nombreux.

Bernhard Kohl, récemment passé aux aveux, estime que le passeport biologique aide les tricheurs à connaître les valeurs sanguines dans lesquelles ils doivent rester pour ne pas attirer l'attention. Oui, c'est une de ses limites. Il n'est pas le premier à dire cela. Philippe Gaumont expliquait la même chose quand il disait que cela permet de «refaire les niveaux pour être en conformité». Mais la chose la plus importante dans l'interview de Kohl, c'est qu'il actualise les faits du dopage. Tout ce qu'il raconte on connaît déjà mais cela confirme que rien n'a changé. Alors quand certains parlent de renouveau c'est vraiment bidon. Vous imaginez que Rebellin (contrôlé positif à l'EPO CERA à posteriori, Ndlr), sur le podium des Jeux de Pékin, a dit : «C'est la victoire du sport propre». C'est affligeant d'entendre des absurdités pareilles.

En tout cas, comme tous les repentis, Kohl s'est attiré les foudres de ses ex-collègues qui n'ont pas hésité à le traiter de menteur... Le sportif de haut niveau est programmé pour mentir. Et quand il déballe, vous êtes sûr qu'il dit la vérité. Là, le milieu va le marginaliser, dire que c'est un mec pas bien. Ça a été pareil avant lui, avec les cas Bassons, Menthéour, Manzano... L'histoire de Bassons est exemplaire car il s'agit de l'un des seuls à avoir parlé sans avoir été contrôlé positif. La plupart des coureurs passe aux aveux une fois avoir été rattrapés par la patrouille.

Pour en revenir au Tour de France, pensez-vous que Lance Armstrong a une chance de le gagner pour la huitième fois ? C'est possible. Son problème majeur c'est Contador. A l'époque, Armstrong avait huit coureurs à son service, ce ne sera pas le cas cette année puisqu'ils vont devoir se partager les coéquipiers. Je pense que ça va être sanglant dès le contre-la-montre de Monaco. Parce que pour l'un comme pour l'autre il faudra être devant, ou tout du moins pas très loin.

  • La grande imposture, Jean-Pierre De Mondenard, entretiens avec David Garcia. Editions Hugo&Cie.

Bientôt le dopage génétique !

Des athlètes trafiqués qui vont faire péter les chronos.
Faut-il y croire , Oui bien sur !!!!!!

Imaginez des sportifs dont les cellules et les gènes auraient été modifiés pour améliorer leurs performances musculaires, les rendre plus puissants, plus rapides et plus endurants. Science-fiction ? Theodore Friedman, directeur du programme de thérapie génique de l’université de San Diego, jure le contraire. « Ce sera inévitable, dans un futur proche. C’est une question d’années, pas de décennies. Â» On les appelle « AGM »-athlètes génétiquement modifiés. Gérard Dine, professeur de biotechnologie à l’Ecole centrale, en est lui aussi convaincu : « Les AGM existent peut-être déjà. Techniquement, c’est accessible. Et pas plus cher que les procédés actuels. Rien ne permet de penser que ça ne se fera pas. »

Dans un documentaire diffusé en juillet 2008 sur la chaîne allemande ARD, un médecin chinois proposait à l’un des journalistes, soi-disant entraîneur de natation, un traitement à base de cellules souches. « Le traitement est sain, affirmait le médecin. Il renforce les fonctions pulmonaires. Cela prend deux semaines. Je recommande quatre injections par intraveineuse. Â» Coût : 19 000 euros.

Les protocoles ont déjà été testés avec succès. « Une souris génétiquement modifiée était capable de courir six fois plus longtemps que les autres », raconte Gérard Dine. Des essais humains sont actuellement réalisés, à des fins thérapeutiques, pour soigner des maladies incurables. Plusieurs centaines d’équipes travailleraient sur le sujet. « Nous savons que certains scientifiques ont été sondés par des membres de la communauté sportive », confiait en juin 2008 Arne Ljungvist, le vice-président de l’Agence mondiale antidopage. Ulrike Spitz, de l’agence allemande antidopage, prend également le risque au sérieux. : « Nous ne savons pas si certains athlètes sont déjà dopés de la sorte. Mais cela pourra devenir une grande menace pour le sport. »

Génétiquement modifié, un athlète pourrait repousser très loin les limites de la performance. « Nous pourrions voir des footballeurs courir plus vite et plus longtemps, frapper plus fort, sauter 3 mètres en hauteur ! » soutient Gérard Dine. L e dopage de l’AGM serait indétectable, sauf à réaliser une biopsie. Et « la prolifération pourrait se révéler cancéreuse ». Mais la peur des effets secondaires n’a jamais freiné les tricheurs dans le sport de haut niveau...

Une Affaire Armstrong !

Le 17 mars dernier, Lance Armstrong se serait soustrait pendant une demi-heure à un contrôle inopiné diligenté par l'Agence française pour la lutte contre le dopage. Cette dernière pourrait donner des suites officielles à cette affaire.

Eloigné des routes en raison d'une fracture de la clavicule, Lance Armstrong fait quand même parler de lui. Mais comme (trop ?) souvent, c'est au chapitre des suspicions que son nom revient. Selon des informations de RMC, le coureur Astana se serait partiellement soustrait à un contrôle inopiné. Les faits remontent au 17 mars quand un médecin-préleveur de l'Agence française pour la lutte contre le dopage se présente sur le lieu de résidence, à Beaulieu-sur-Mer, de l'Américain en stage sur la Côte d'Azur. Armstrong aurait signé la notification du contrôle… avant de refermer la porte de son domicile devant le médecin. Celui-ci devra patienter une demi-heure avant de pouvoir effectuer des prélèvements urinaire, sanguin et capillaire.

Qu'a fait Armstrong pendant ces 30 minutes ? Voulait-il seulement signifier son agacement suite à un nouveau contrôle (Armstrong affirme avoir déjà été contrôlé 24 fois depuis le mois de septembre) ou a-t-il profité de ce laps de temps à des fins plus suspectes ? Le contrôleur a, lui, décidé de rédiger un rapport à l'AFLD. L'Agence mondiale antidopage précise, elle, que si « le sportif reste sous observation permanente de l'agent de contrôle du dopage, il peut ne rien risquer. S'il se soustrait au contrôle, cela peut rentrer sous le coup de l'article 2.3 du Code mondial antidopage Â» mais aussi que « l'examen de chaque cas revient à l'organisation nationale antidopage ou la fédération sportive internationale responsable. Â» L'AFLD et/ou l'UCI ont donc tout loisir de lancer une procédure officielle à la suite de ces révélations.

La FIN des oreillettes - Dépéchez-vous !!!

Le débat mérite d’être ouvert. L’UCI doit-elle ou non interdire les oreillettes, qui ont considérablement modifié la course en peloton depuis plus de dix ans. Avant de voir les différents arguments, rappelons que l’oreillette est arrivée dans les pelotons à la fin des années 90, pendant l’ère Armstrong Ullrich. Avant, les gregarios profitaient du ravitaillement de bidons pour bien écouter les instructions de leur directeur sportif avant de remonter vers le peloton et en informer le leader. Depuis, plus besoin de bouche à oreille, l’oreillette permet de communiquer. Certains en abusent, comme Lance Armstrong. On sait même que le Texan aurait été en communication avec le docteur Ferrari, par l’intermédiaire de Johan Bruyneel (US Postal), pendant certaines étapes de montagne du Tour durant son règne (1999-2005) POUR Voyons les avantages de la suppression. Supprimer l’oreille permettrait un retour à la vraie tactique, aux courses où on se regarde en chiens de faïence avant d’attaquer ou non. Où l’on apprend à observer la souffrance de l’adversaire, à bluffer, à ne pas jouer au suceur de roue dans un cyclisme formaté. Certains coureurs devenaient des robots téléguidés, tel Jan Ullrich ou Tyler Hamilton et ne prenaient plus jamais d’initiatives. On se souvient d’Armstrong vers l’Alpe d’Huez feignant la syncope devant les caméras du Tour 2001. Bruyneel via les différentes caméras le renseignant sur l’attitude de ses rivaux (Ullrich, Beloki, Sveilla, MOreau) à l’avant du peloton maillot jaune. Rubiera accompagnait Armstrong dans son faux calvaire, lui apportant sans cesse des bidons dont l’Américain s’aspergeait, faisant de mine de lâcher prise à chaque instant dans le col du Glandon. Certes, tout cela aurait été possible sans l’oreillette mais bien moins évident à mettre en place. Enfin, le coureur doit apprendre à gérer sa course, sans être sans cesse en relation avec son directeur sportif. Miguel Indurain ou Greg LeMond ne cédaient que fort rarement à l’affolement. Même sans oreillette. Ils apprenaient à gérer le masque de leur visage, à épier leurs rivaux, tout en ayant établi des stratégies à l’avance. Bugno et Chiappucci sont souvent tombés dans les pièges d’Indurain, notamment dans le col du Salève en 1992, derrière Stephen Roche. Idem pour Rominger qui ne sut pas voir la fièvre de l’Espagnol en 1993 CONTRE Un des rares points positifs permet de prévenir les coureurs du danger présent sur la route. Casartelli aurait-il évité la mort en 1995 avec l’oreillette, si Jim Ochowicz avait pu le prévenir? Pas certain ... Ensuite, l’oreillette permet au directeur sportif d’affirmer encore plus son autorité et d’éviter tout incident tactique pendant la course. Mais bon, à quoi servent les briefings matinaux sinon à cela? Au final, je suis un fervent partisan de la suppression de l’oreillette. Le cyclisme se court avec un vélo. Certes, le problème du dopage est bien plus grave que celui là mais je reste convaincu que certaines étapes du Tour pourraient être bien plus débridées. Comment paniquer quand on est informé sans cesse de ce qui se passe? C’est aussi cela le sport, la tactique doit avoir sa part dans le vélo, les jambes ne font pas

ENFIN !! La fin des oreillettes

Encore de bonnes nouvelles

Les coureurs cyclistes français ont pris position majoritairement contre le port généralisé des oreillettes en course et pour des sanctions plus lourdes en matière de dopage, annonce lundi leur organisation nationale (UNCP) qui a interrogé ses membres.

Sur les 95 réponses obtenues, 53,7 % se prononcent contre les oreillettes portées par l'ensemble des coureurs. L'UNCP a précisé que le principe d'une oreillette pour un seul coureur par équipe a la préférence de ses membres. Je serais pour l’annulation totale….
Le port des oreillettes, qui s'est généralisé dans le peloton professionnel depuis plus d'une décennie, fait l'objet d'une large contestation. En dernier lieu, de la part du diffuseur du Tour de France (France Télévisions) et du nouveau président de la Fédération.
En matière de dopage, une nette majorité se dégage pour un alourdissement de la sanction-type, deux ans actuellement en cas de produit lourd (EPO par exemple). 43,2 % des coureurs préconisent une suspension de 4 ans et 40 % vont jusqu'à la suspension à vie en cas de dopage avéré pour ce type de produit.
Interrogés sur leur participation financière à la lutte antidopage, les coureurs sont d'accord à 51,6 % pour un prélèvement de 2 % sur leurs prix à condition que des justifications soient données sur les actions engagées et l'utilisation des budgets.
A l'opposé, 41% d'entre eux estiment en revanche que ce n'est pas aux coureurs de financer cette action, faute d'avoir les informations nécessaires sur l'emploi de ces fonds et de crainte qu'ils soient mal utilisés.
Source UNCP qui a estimé que les réponses provenaient d'"un échantillonnage représentatif des coureurs pros français".

Retour des dopés, Vive le dopage !!!!!

Décidément, ce Tour de Californie restera vraiment comme celui des revenants mais lesquels !. On a beaucoup parlé de Lance Armstrong, bien sûr, voire de Floyd Landis, sans oublier Ivan Basso, qui en est encore aux prémices de son comeback. Mais dimanche, lors de la première étape en ligne, c'est un autre trentenaire oublié qui a refait surface. Francisco Mancebo, que l'on n'attendait plus franchement à pareille fête, a réussi un sacré coup double à Santa Rosa: victoire d'étape et prise de pouvoir au classement général, au terme d'une journée à rebondissements qui laissera des traces chez chacun et de mauvais souvenirs chez beaucoup Ce retour au premier plan inattendu pour Mancebo, qui court désormais pour la modeste équipe américaine Rock Racing, celle de Tyler Hamilton et Oscar Sevilla__, autres anciens bannis me laisse personnellement un goût amer et beaucoup d’interrogations sur l’avenir du cyclisme

Le Tour de France 2009

Le Grand Départ de Monaco – outre le prestige de la Principauté – avait d’emblée un atout maître : susciter, par sa localisation sud-est, la plus extrême curiosité quant au parcours envisagé et favoriser l’audace dans l’élaboration du tracé.

La volonté des concepteurs est pourtant toujours la même : offrir des terrains variés, sportifs et esthétiques, qui stimulent l’imagination des champions et font vibrer les passionnés, et maintenir l’intérêt de l’intrigue tout au long de l’épreuve. Les coureurs ont la clé du scénario de juillet, mais la scène est en place pour rêver d’un rebondissement ultime, vingt ans tout juste après le final le plus époustouflant de l’histoire du Tour.

Ainsi, jamais, en plus d’un siècle, la montagne ne s’était à ce point rapprochée de Paris. Et quelle montagne, à vingt-quatre heures des Champs-Élysées : le Géant de Provence, le Ventoux ! Grâce à cette escalade mythique, à nulle autre pareille, le suspense ne sera pas seulement préservé ; il sera exacerbé jusqu’aux portes de la capitale.

Auparavant, le Tour 2009 aura proposé une entame version « grande bleue », avec une première semaine méditerranéenne à souhait, de Monaco à Barcelone, où, chemin faisant, surgiront les évocations de Van Gogh et de Dali. Il aura marqué le retour d’un exercice athlétique de haute volée, le contre la montre par équipe, et confirmé l’absence de bonifications décidée l’an passé. Il aura mis en lumière Marseille et son Vieux-Port, Annecy la belle et la très huppée station de Verbier, en Suisse, mais aussi, au cÅ“ur du pays, Vatan, dans l’Indre, et Saint-Fargeau, dans l’Yonne, la plus petite commune de la 96e édition de la Grande Boucle. Tant il est vrai que le Tour, exceptionnelle fête populaire, se doit à tous, partout, dans nos villes et dans nos terroirs.

Christian PRUDHOMME Directeur du Tour de France

Source : www.letour.frlacarte.jpg

Armstrong - Marche arrière !

Lance Armstrong vient d'annoncer sa prochaine participation au Giro et pour...gagner. Rien d'étonnant dans son discours, il avait dit la même chose concernant le Tour de France mais la "baudruche" semble un peu se dégonfler.Il ne viendra pas mercredi à la présentation du tour 2009 (Ouf! ça m'aurait dérangé) Sa méconnaissance du Giro, auquel il n'a jamais participé, il la compense en échangeant à l'entraînement... des conseils avec Axel Merckx. Il rêve d'un duel avec Basso(comme au"bon" vieux-temps!), déclarant que celui-ci viendrait pour gagner. Curieux de voir Armstrong s'engager pour une course de trois semaines avant son objectif du Tour. Rares sont ceux qui doublent, surtout avec des objectifs de victoires. Au temps de sa "splendeur", il s'est toujours concentré quasi uniquement sur le Tour, bizarre qu'après trois ans d'interruption et à 38 ans, il vise le doublé... Mais l'Américain déclare: "Mes problèmes avec les journalistes, organisateurs et supporters en France me détournent de mon objectif premier, sensibiliser les gens à la lutte contre le cancer. J'espère qu'il y aura une solution diplomatique. J'ai pris contact avec ASO mais aucune réponse à ce jour. Je veux être à paris mais dans la sérénité..." (VRT) Pas de quoi rassurer ses supporters en vue du Tour. Plus du tout le même discours plein d'assurance, pour ne pas dire suffisance. Pourquoi ce retournement de situation? L'Américain ou son entourage sont-ils plus réalistes et semblent-ils redouter un échec? Ou alors, la promiscuité chez Astana avec Contador qui a réaffirmé sa volonté de gagner le Tour et de ne pas servir Armstrong, change-t-elle la donne? Les dernières affaires de dopage et la détermination de l'AFLD sur le Tour, changent-elles la donne? Ou alors, le but d'Armstrong est atteint, faire de la pub autour de son nom ou accessoirement de sa lutte? Toujours est-il que l'on sent un changement d'orientation, tant dans le discours que dans les projets. D'ici qu'il renonce aussi au Giro... Un duel Basso-Armstrong, pas sûr que, par les temps qui courent, ce soit vraiment le duel attendu par les passionnés de...cyclisme. Un cyclisme qui n'en finit pas de panser ses plaies et qui n'a pas envie d'en ouvrir d'anciennes.

Le cyclisme au fond du trou

Nouveau produit dopant à la mode, la Cera, une EPO de troisième génération, est aujourd'hui parfaitement détectable lors des contrôles antidopage. Et, bizarrement, les coureurs tombent comme des mouches. Mais ce qui est le plus insupportable c’est que, au fur et mesure que l’on élimine les nouveaux tricheurs les anciens sanctionnés reviennent dans le peloton ….. A ce rythme là le cyclisme ne s’en sortira jamais

Lors du dernier Tour de France, au total 7 coureurs sur les 180 à avoir pris le départ, ont été convaincus de dopage : Stefan Schumacher, vainqueur des deux étapes contre la montre et porteur du maillot jaune, Leonardo Piepoli, victorieux lors de la dixième étape à Hautacam, ont été contrôlés positifs deux fois chacun à ce produit auquel s’ajoute Bernhard Kohl (Gerolsteiner), troisième du dernier Tour de France et également vainqueur du maillot à pois. Ces cas font suite à celui de Riccardo Ricco, vainqueur de 2 étapes suspendu pour deux ans, Manuel Beltran, Moïse Duenas (EPO) et Dimitry Fofonov (Heptamonol). Et la situation pourrait être encore plus grave. Pierre Bordry, président de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), déclare en effet être en possession d'indices sérieux d'autotransfusions sanguines. Cette méthode, qui consiste à se réinjecter son propre sang (Demandez à Lance Armstrong – Il connaît très bien !), est pour le moment indétectable. Mais Bordry annonce que, dès qu'une méthode sera mise au point, les échantillons suspects seront rétroactivement analysés. Une trentaine de coureurs serait menacés.
Alors que l’édition 2009 sera présentée à Paris dans 8 jours, La Grande Boucle 2008 a tourné au fiasco – 5 victoires d’étapes, un podium et le maillot à pois sont rattrapés par la triche … La crédibilité du Tour ne tient plus qu’à un fil……..

Tous ces éléments ont conduit le CIO à envisager la suppression du cyclisme des Jeux olympiques. Thomas Bach, vice-président du Comité, n'exclut pas cette possibilité : « Les stupidités impudentes continuent. Nous devons nous demander si ce n'est pas le moment de commander une pause aux Jeux afin de faire réfléchir le cyclisme. Â» Mais le cyclisme est-il vraiment capable de réfléchir ?

Réfléchissons pour lui et sauvons-le !!!!!! Comment ? Déjà en faisant pression pour que tous les anciens dopés y compris Armstrong ne mettent plus les pieds sur le Tour !!!! __De quelle façon ? Donnez vos idées !!! __

Mobilisons nous

Mobilisons nous comme le dirait Gérard HOLTZ OUI - Essayons de faire pression sur les Hautes Instances du cyclisme pour demander une sanction de 3 ans pour les tricheurs et une suspension à vie sur les épreuves ou ils ont été pris en flagrant délit……. Sans oublier de lourdes sanctions financières car jusqu’à maintenant : Selon la charte antidopage, élaborée en 2007, les coureurs des équipes Pro Tour qui la signaient s'engageaient en cas de contrôle positif à reverser un an de leur salaire à l'UCI. Ainsi, Vinokourov avait signé avec un sourire (que l'on qualifiera d'ironique, connaissant la suite), cette charte, déclarant ne se faire aucun souci pour la suite... L'important pour tous ces coureurs signataires était de participer au Tour de France qui refusait les non-signataires. Ainsi, certaines équipes continentales pro s'engagèrent aussi dans cette voie. On sait qu'ensuite, beaucoup de coureurs, et non des moindres, furent convaincus de dopage mais à ce jour personne n'a versé le moindre centime à l'UCI! La charte n'est-elle donc qu'un vulgaire morceau de papier, simple effet d'annonce, encore un ? Le problème est que pour exiger ce salaire reversé à l'UCI, il faut que les coureurs soient suspendus deux ans(HNB). On comprend pourquoi les tricheurs font traîner les choses et Vino qui n'encourt qu'une peine d'un an de la fédération Kazakhe échapperait ainsi à la règle. L'UCI a fait appel et réclame deux ans mais tant que la sentence n'est pas tombée, pas le moindre kopeck ou rouble! Et dire que Vino parle de revenir dans le peloton... C’est catastrophique pour le cyclisme ! Concernant Leukemans, positif au "prasteron", puis blanchi pour cause d'erreur du médecin de l'équipe, sa suspension n'a pas excédé 6 mois, donc pas les deux ans requis, donc pas un centime à reverser...(HNB) Les tricheurs ont donc encore quelques beaux jours devant eux. Malgré les textes, ils ne paient rien, retrouvent souvent des équipes, parfois non des moindres et en plus parfois des équipes Pro Tour, contrairement aux engagements pris. Ils viennent pour la plupart annoncer à grand renfort médiatique qu'ils vont flirter avec le top, gagner le Tour...L'éthique en prend encore un coup. Les contrôles progressent, confondent les tricheurs, c'est une grande avancée mais si ceux-ci peuvent revenir se mêler, après un" petit purgatoire", aux coureurs honnêtes, quel intérêt? A suivre donc cette saison 2009 alors que 2008 n'a pas encore livré tous ses secrets...véreux. CSC recherche la..."CERA"..... Pendant ce temps, l'équipe CSC, certains de ces coureurs dans le collimateur de l'AFLD, déclare qu'elle va procéder à des contrôles internes (encore....?), afin d'établir sur base des fluctuations sanguines, s'il ya suspicion de dopage à l'EPO de 3ème génération. (wieleruitsalgen) Le labo de Lausanne sera sollicité pour ces contrôles. Si sur le papier, l'annonce fait son petit effet en période trouble, on est surpris que ces équipes annoncent encore des contrôles internes, alors qu’ils déclarent depuis deux ans au moins qu'ils y travaillent d'arrache- pied à détecter les tricheurs en interne. Soit leurs tests étaient peu fiables, soit leurs recherches moins poussées que ce qu'ils déclaraient, donc plus pour la forme que pour réellement trouver. On trouve ce que l'on cherche... On essaie de croire encore à la sincérité des acteurs, on essaie....Les derniers tests de...l'AFLD pour le Tour vont eux livrer leur verdict bientôt...

Le Tour en péril !

Voilà 4 informations qui m’interpellent :

1/ Patrice Clerc, qui dirigeait depuis 2000 la société ASO organisatrice du Tour de France, a été révoqué de ses fonctions et remplacé par Jean-Etienne Amaury, a annoncé le groupe Amaury propriétaire de la plus grande course cycliste du monde…….

2/ Come-back de Lance Armstrong sous prétexte de promouvoir la lutte contre le cancer …… et qui contre toute attente sera autorisé a participer au Tour de France, alors qu’il n’a pas donné suite à la proposition de l’AFLD de procéder à une analyse de ses échantillons 1999 (comment en aurait-il été autrement lui comme nous tous savons très bien qu’il a pris de l’EPO en 1999 au moins...)

3/ Démission de Hein Verbruggen de poste de vice-président de l’UCI …….

4/ASO et l’UCI font la paix …..

Si on recoupe ses nouvelles, tout d’abord on peut craindre de voir l’éthique sportive sacrifiée sur l’autel du markéting …. De plus Patrice clerc qui avait fait le choix d’une ligne dure contre le dopage est viré …..Alors comment va évoluer la ligne contre ce fléau ...

Mais ma principale crainte est la rumeur qui court d’une OPA sur le Tour par les complices de toujours Hein Verbruggen et Lance Armstrong !!!

MEFIANCE donc ! Mais sur qui peut-on compter ? Christian Prudhomme qui a été épargné par le coup de balai, mais quelle est sa marge de manÅ“uvre ….. Marc Madiot en tant que Président de la Ligue ! Fera t-il le poids face aux businessmen Verbruggen, Armstrong, Amaury !!!!

L'éthique du vélo en danger !

Sur le retour de Lance Armstrong la communication du groupe Amaury a été minimaliste ce qui laisse supposer qu'ils trouveraient dans ce "come back" des intérêts très lucratifs ! bien sur ! - et au diable l'honnêteté et l'intérêt sportif ......
Comme moi beaucoup d'observateurs ont considéré ces 3 dernières années que Lance Armstrong (J'ai du mal à écrire son nom) avait sans doute bien fait d'arrêter en 2005. En clair, compte tenu du resserrement de la lutte antidopage, il serait tombé dans les mêmes mailles du filet que ses anciens rivaux ou coéquipiers (Ullrich, Basso, Landis, Vinokourov etc..) s'il avait continué la compétition. A priori, on ne le saura jamais . Mis en cause en août 2005 par une enquête du journal "l'Equipe" démontrant qu'il s'était dopé à l'EPO lors du Tour 1999, Armstrong a toujours nié (comme d' habitude, menteur né qu'il est). Il va donc revenir, toujours aussi serein et expliquer à la terre entière que personne n'est plus propre que lui, analyses médicales à l'appui et tests sanguins mis en ligne sur internet... Il nous prend pour qui ? nous "aficionados" équipes et coureurs pro compris ! Mais les organisateurs des courses ou Mr, veut participer, pourront-ils tenir réellement un discours d'intransigeance vis à vis du dopage après avoir accepté d'inviter sur leur épreuve le symbole des années sombres du cyclisme ? Armstrong n'a jamais fait l'objet d'un vrai contrôle positif durant sa carrière. Mais sa domination insolente et parfois collective, ses attitudes arrogantes, ses relations sulfureuses, les témoignages d'anciens équipiers, et son attitude de "parrain" du peloton l'ont entouré d'un large faisceau de présomption. Quel Armstrong reverra-t-on sur le Tour, dans un cyclisme qui tente de faire sa révolution depuis son départ en 2005 ? Difficile à dire .. Christian Prudhomme, auquel j'ai fait confiance jusqu'à ce jour, a déjà prévenu qu'il ne lui serait fait aucun cadeau (ce qui voudrait dire qu'il en a déjà bénéficié!!) en terme de suivi et de contrôle. Mais Lance Armstrong a toujours eu un temps d'avance quels que soient les terrains......

Lance Amstrong défie A.S.O.

Lance Armstrong va-t-il revenir dans le peloton ? A 37 ans, le septuple vainqueur du Tour envisagerait de reprendre son vélo. Oh NON pas ça !!!!!! son Ego m’insupporte, ses tricheries pénalisent mon sport préféré …. Selon le site web du magazine Velonews, l’ancien champion du monde sur route se préparerait à revenir sur le circuit pro dans l’équipe Astana pour disputer cinq courses (Tour de Californie, Paris-Nice, Tour de Georgie, Dauphine Libéré et Tour de France). Depuis sa retraite sportive en 2005, Lance Armstrong a couru plusieurs marathons. En août dernier, l’Américain avait repris son vélo en course pour la première fois, disputant une épreuve de VTT dans le Colorado. Deuxième de la Leadville Trail 100, Armstrong avait alors avoué : « C’est la première fois depuis trois ans que je fais sept heures de vélo. Â» Il n’était alors pas question d’un retour. Jusqu’aux informations révélées par Velonews qui cite une source proche du dossier. La rumeur apparue, lundi dans la soirée, a été aussitôt démentie par l’attaché de presse d’Astana dans un mail adressé à ESPN.com. Philippe Maertens y indiquait que la formation Astana « n'avait pas de projet avec Armstrong. Lance Armstrong ne fait pas partie de l'équipe. Â» Après les révélations du journal L’Equipe sur les contrôles positifs à l’EPO que l’Américain aurait subis lors du Tour 1999, pas sûr que les responsables de la Grande Boucle voient cet éventuel retour d’un très bon Å“il. A mes yeux c’est la pire des choses qui pourrait arriver au cyclisme qui était sur la bonne voie… Quel produit dopant vient-il expérimenter en Europe ? Mais quelle équipe peut encore l’accepter dans ses rangs ? Astana peut être ! Et Contador alors ? – Espérons que l’équipe dont il fera parti, ne sera jamais invitée sur les courses organisées par ASO ou alors on veut tuer le vélo ! S'il participait au Tour, Pour la première fois depuis plus de 40 ans je n'irais pas sur le bord des routes .........

* Amstrong a bien confirmé l’information !

La Vuelta

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Je salue au passage la victoire d'étape de ce jour de David Moncoutié sans oublier sylvain Chavanel porteur du maillot de oro pendant une journée.
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Le mythe de l’Angliru

La Vuelta 2008 est partie depuis le samedi 30 août de la cité de Grenade, avec comme favori l’idole nationale Alberto Contador. Beaucoup de spécialistes s’accordent à dire que la course se jouera le samedi 13 septembre, sur les terribles pentes de l’un des cols les plus redoutés d’Europe: l’Alto del Angliru (1570 m). Les coureurs le monteront par son versant Ouest, le plus court mais le plus dur, par le village de La Vega. A partir de là se dessineront 12,2 km d’ascension, avec peut-être au bout, le nom du futur vainqueur de l’épreuve. Si les premiers contreforts de l’Angliru sont assez durs mais pas insurmontables, le calvaire est constitué par les sept derniers kilomètres de l’ascension, après le passage au lieu-dit La Via Para. On retrouve, dès lors, dans des pentes très abruptes avec un passage à 22% sur 150 mètres aux Curves de Les Cabanes. Il y a ensuite ce qu’on peut appeler un replat à 9% avant de prendre un virage à droite au passage de Lagos (14,5% sur 100 mètres). Les quatre derniers kilomètres sont les plus effrayants de l’ascension puisque la pente repasse la barre des 20% au virage Los Picones puis 21% à celui de Los Cobayos. La pente maximale est atteinte au lieu dit La Cueña les Cabres: 23,5% sur 300 mètres!. La souffrance n’est pas finie. La pente reste au-dessus de 15% jusque dans les 500 derniers mètres de l’Angliru: 21,5% à El Aviru et 20% à Los Piedrusines. Harrassant! Découvert par les organisateurs de la Vuelta en 1997, l’Alto de l’Angliru est incorporé au Tour d’Espagne deux ans plus tard mais il suscite bien évidemment la controverse par ses pentes vertigineuses et sa route quasi impraticable à l’époque. La chaussée sera de fait goudronnée pour les besoins de la course.De plus, les scandales de dopage (affaire Festina entre autres) incitent les organisateurs des trois grands Tours à revoir à la baisse la difficulté des parcours proposés. Trois arrivées d’étapes ont déja eu lieu au sommet de ce mythe de col. En 1999, le grimpeur espagnol José Maria Jimenez acheva le Russe Pavel Tonkov dans les derniers kilomètres. Il dédia sa victoire à Marco Pantani. Derrière eux, dans la lutte pour la victoire finale, Araham Olano poussa son rival Fernando Escartin à la faute. Ce dernier a dû abandonner. En 2000, Gibo Simoni y forga l’un de ses premiers grands succès devançant le Tchèque Hruska. Enfin en 2002, tout le monde se souvient d’une accélération meurtrière du futur vainqueur Aitor Gonzalez, fatale au leader Oskar Sevilla (son coéquipier chez Kelme) , qui cèdera le soir même sa tunique or à ....... Roberto Héras! En 2008 que s’y passera-t-il? L’avenir seul nous le dira! vuelta-angliru.JPG

Katyusha ou le nouveau Chelsea du cyclisme

Lu dans Vélo-club.net

Katyusha est le nom de la prochaine grosse écurie du cyclisme russe qui fera son apparition sur les grandes courses en 2009, succédant ainsi à la formation Tinkoff Credit Systems. Mais Katyusha, c'est aussi un terme militaire, surnom donné par les soviétiques à un lance-roquettes de la seconde guerre mondiale. Doit-on alors s'attendre à l'avènement d'une nouvelle armada dans le monde de la bicyclette ? C'est bien possible. Deux ans et demi après la création d'Astana, voilà que se profile une nouvelle place forte très nationalisée et avec des moyens incroyables. Alors que plusieurs équipes ne parviennent pas à poursuivre leur activité par pénurie de sponsor (Gerolsteiner, Crédit Agricole...), un homme, Oleg Tinkov, parvient à merveille à s'attirer le soutien de grandes entreprises. Et même d'un pays tout entier. Il se murmure que c'est Vladimir Poutine qui aurait choisi le nom de Katyusha. Son slogan ? "A Russian global cycling project". Tout un programme. Pour la précision technique, il y a plus de 60 ans, la Katyusha était un engin qui tirait en rafales. C'est également de cette manière qu'Oleg Tinkov, patron de la nouvelle structure, agit sur le marché des transferts. Ses cibles sont multiples, et il les atteint toutes. Résultat : la formation bâtie sur les bases de Tinkoff Credit Systems va plus que doubler son influence sportive sur le circuit. Elle a commencé par combler son manque d'éléments capables de jouer un rôle sur les courses d'un jour. En plein Tour de France, "l'oligarque de la bière" s'attachait ainsi les services de Filippo Pozzato et de Gert Steegmans. Le Belge remportait quelques jours plus tard l'étape des Champs Elysées, et on apprenait alors que son salaire 2009 serait multiplié par deux et demi par rapport à ce qu'il touchait chez Quick Step. Du délire. Dans le même temps, Katyusha approche plusieurs coureurs en devenir. On est alors bien loin de la première philosophie de recrutement du magnat russe. A ses débuts, l'ambitieuse formation Tinkoff avait fait grossir ses rangs en recrutant plusieurs anciennes gloires déchues pour contrôle positif (Hamilton, Hondo, Jaksche...), ce qui avait d'entrée terni l'image de l'équipe. Les choses ont désormais bien changé avec la venue de nombreux éléments à fort potentiel, et surtout beaucoup plus jeunes. De gros espoirs sont en effet fondés sur Kenny de Haes, nouvelle valeur montante du sprint belge, et sur son compatriote et longiligne grimpeur Stijn Vandenbergh, débarqué d'AG2R. Mais début septembre, Katyusha passe la vitesse supérieure. L'équipe prend un visage "Tour de France" en signant plusieurs coureurs capables de peser sur une épreuve de trois semaines. Quelques semaines après l'annonce de l'arrivée d'Antonio Colom en provenance d'Astana, ce sont deux hommes forts de l'équipe Caisse d'Epargne qui rallient les rangs de la force en puissance : Joan Horrach, ancien vainqueur d'étape sur le Giro, mais aussi Vladimir Karpets, meilleur jeune du Tour 2004. Ce dernier, qui a déjà terminé dans le top 10 du Tour d'Italie et du Tour d'Espagne, présente en outre le gros avantage d'être ... Russe. Sa venue, alliée à celle d'Alexandre Botcharov, vainqueur du dernier Tour Méditerranéen, permet d'agrandir le contingent de l'est et ainsi de ne pas perdre une image nationale affirmée. L'équipe Astana, autre géant exotique du peloton, s'était donné pour ambition de hisser haut les couleurs de l'ancien bloc soviétique, mais après les licenciements d'Alexandre Vinokourov et Andrei Kashechkin, et surtout l'arrivée de nombreux coureurs de l'américaine Discovery Channel, elle a hérité d'un visage plus international. Tout le contraire de ce que souhaite faire Katyusha, très soutenue par le gouvernement russe. Et pourtant, Oleg Tinkov va finir par se laisser tenter par les leaders étrangers. En plus de Pozzato et Steegmans, il va recruter un troisième sprinteur de talent, beaucoup plus âgé mais aussi bien plus médiatique. La signature de Robbie McEwen, triple vainqueur du maillot vert sur le Tour, quelques heures après celle de Karpets, fait alors encore plus parler de la nouvelle pieuvre du mercato. Le débouleur australien y trouve tout son intérêt avec un probable dernier contrat juteux, mais Katyusha gagne également gros dans ce transfert. La gouaille du natif de Brisbane est connue de tous les amateurs de vélo et sa présence permettra de plus à la formation russe d'être très suivie par les médias l'an prochain. Mais cela ne s'arrêtera peut-être pas là. Oleg Tinkov fait clairement savoir que son shopping n'est pas terminé. Son portefeuille est encore bien rempli et il estime pouvoir acheter encore deux coureurs de grand standing. Sastre est sur le marché et la Katyusha avoue être en contact avec lui. Pour attirer les grands du monde du vélo, l'écurie russe mise sur un atout essentiel : l'argent. Son budget est faramineux : 30 millions d'euros. Du jamais vu. Andreï Tchmil, ancienne gloire des classiques des années 90, sera aux commandes du domaine sportif, comprenant une structure masculine et une féminine, pour une présence sur route, piste, VTT et cyclo-cross. Le soutien de Vladimir Poutine n'est pas étranger à l'existence de cette grosse manne financière. La société Gazprom, productrice de gaz naturel, troisième capitalisation boursière mondiale, est le principal investisseur et cela n'est pas sans rappeler le football. Peut-on pour autant dire que Katyusha est le Chelsea du cyclisme ? Pourquoi pas... Mais sur plusieurs points, la comparaison ne tient pas. Oleg Tinkov n'est pas arrivé dans le vélo comme Roman Abramovitch a débarqué dans le football. Le chef d'entreprise a commencé par diriger son équipe comme une petite plate-forme, surtout dédiée à encadrer la formation son pays. C'est alors qu'il a eu la bonne idée de miser sur des éléments comme Mikhail Ignatiev, champion du monde espoirs du contre-la-montre, Pavel Brutt, vainqueur d'étape sur le dernier Giro, ou encore Nikolay Trusov, champion du monde junior sur piste. Ce n'est qu'avec l'apparition des résultats que Tinkov a entamé une stratégie de développement disproportionnée. Mais aux prémices de son aventure, l'homme d'affaires était déjà plus que jamais impliqué dans le sportif, participant même à une course au sein de son équipe en tant que coureur. Maintenant qu'il est aux commandes d'une véritable machine de guerre, quels seront ses objectifs ? Dans un premier temps, participer au Tour de France. En juillet dernier, la formation russe cherchait à intégrer le Pro Tour pour assurer sa présence dans la prochaine Grande Boucle. Mais l'élite orchestrée par l'UCI ayant signé son acte de décès, les invitations pour les grands rendez-vous de 2009 se feront avec beaucoup plus de souplesse. Il y a de fortes chances que le nom de Katyusha soit présent, voir omniprésent, sur les routes françaises dans dix mois. En attendant, la nouvelle attraction du peloton doit faire un parcours sans faute : finir son recrutement sans tâches, apporter plus de cohésion à son projet sportif dans l'optique de juillet, et surtout... ne pas essuyer de revers extra-sportif. Un contrôle positif viendrait détruire un incroyable montage qui finalement, ne tient qu'à un fil.

LECTURE

Commentaire sur le livre BESOIN DE VELO

Paul Fournel dépeint et communique ici sa passion et sa pratique du vélo. Les chutes initiatiques, les voyages entre amis, les compétitions et le suivi du Tour de France. C'est à la fois un livre pour passionnés et une exquise petite madeleine qui rappellera Anquetil et Poulidor au piéton français. Le vélo c'est une vie suspendue et la chute menaçante. Le vélo, c'est le grain de la route. Le vélo, c'est le paysage dans la tête. Le vélo, c'est une technique qui a l'élégance de dissimuler sa sophistication. Le vélo, enfin, c'est l'art de fendre l'air et de glisser dans l'espace.

Commentaire sur le livre PETIT ÉLOGE DE LA BICYCLETTE

« Aujourd’hui encore, quand me guettent des pages d’écritures, mes ordres de grandeurs sont convertis en intensité physique. Cela peut sembler incongru ou trivial de comparer le noble effort des lettres à celui du rémouleur de bitume. Pour moi ils sont égaux et pour tout dire, la fibre cycliste, parce qu’elle m’a souvent remué la chair, m’est apparue comme une préparation sans pour affronter le vertige des mots, l’épaisseur du langage, au milieu duquel le chemin est étroit pour trouver le ton juste, le bon rythme, l’image, la couleur, la musique, l’émotion, la grâce Â»

L'EPO bientôt à la retraite

Lu dans "vélo 101"

A croire que malheureusement le dopage ne s'arrêtera jamais. Certains chercheurs ont trouvé une molécule bien plus efficace que de l'EPO. Le GW1516 de son nom, est à l'origine un médicament testé depuis 2004, pour traiter le diabète de type 2 et l'hypertension artérielle. Autre effet de ce "médicament", il augmente artificiellement l’activité du gène PPAR, gène qui a pour rôle de contrôler la croissance cellulaire dans les muscles, tout en inhibant le stockage des graisses. En laboratoire, sur des souris, le GW1516 a permis d'augmenter leur endurance de 70 % quand l'EPO, l'améliore de 10 %. A une semaine du début des Jeux, ce produit n'était pas détectable par les tests de contrôle anti-dopage. Le S107, une autre molécule découvert récemment, fait disparaitre la fatigue des efforts consécutifs ainsi que les courbatures. Espérons que pour la beauté du sport et de l'effort, de tels produits ne seront jamais utilisés par le milieu sportif !

Les Forcenés

Commentaires sur le Livre : Les Forcenés (Livre en cours de Lecture) sombraysol121870702702_gros.jpg

Le cyclisme prend la mesure du monde dans ses excès ; il exige démesure de l'homme, une tension complète qui touche aux organes et au cerveau. C'est le lieu infernal du maximalisme.
Le cyclisme n'a duré qu'un siècle. Ce qui s'appelle encore cyclisme et se donne en spectacle n'est que farce, artefact à la mesure d'un monde faussé par la pollution, la génétique et le biopouvoir.
Je veux donner l'entr'aperçu d'un monde avant sa fin. Passer le chiffon, une dernière fois, dans la Salle des Illustres. Mettre un peu d'ordre parmi mes forcenés, mes champions insensés - renommer les poètes et les irréguliers qui suivent à travers champs.
Rien n'obsède comme ces histoires fabulées, ces portraits amoureux, ces mythologies usinées par le peuple, ces étincelles d'Eurovision. Ce que Benjamin nomme «illuminations profanes». Ces croyances minimes. Ces noblesses inventées.
Philippe Bordas est né en 1961. Il vit à Paris. Amoureux du vélo, réjouissez-vous ! Philippe Bordas, 47 ans, ayant apparemment travaillé longtemps à L'Equipe, vient de réussir un livre miraculeux sur les coureurs cyclistes. Ceux qu'on appelait les «géants de la route» dans Miroir sprint des années 50... Les frères Pélissier, Louison Bobet, Van Steenbergen, André Darrigade, Geminiani ou Rik Van Looy : ils sont tous là, vissés sur la bécane, grelottant sous la pluie, jaillissant dans les stades. Même si vous n'avez jamais vu à la télé un Anquetil contre la montre dans son délié sublime, vous comprendrez tout de ce cyclisme-là.
Jacques-Pierre Amette - Le Point du 31 janvier 2008
Les chefs-d'oeuvre de littérature sportive sont rares, difficiles à écrire. Dans Forcenés, sorte de testament amoureux du cyclisme, Philippe Bordas cherche à frôler l'exploit... Forcenés est au croisement des écritures, des mythologies, des approches, des sensations, forge une sémiotique singulière dans la nostalgie d'une radicalité perdue et le regret d'une perte de substance de la langue. Et signe un acte de rupture violente avec la production littéraire d'aujourd'hui, maladroitement sociologisante ou nihiliste, criant son espoir et sa foi en une nouvelle poésie. - Le Monde du 8 mai 2008

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